L’ouragan Macron sévit toujours !

L’ouragan Macron qui a durement sévi dans le sérail politique français depuis le début de l’année, n’en finit pas de déréguler le bel ordonnancement que notre pays subit depuis 40 ans. Durant cette période, le bipartisme s’est largement accommodé d’un partage du pouvoir en préservant aux deux partis de gouvernement concernés une rente bienveillante, c’était le temps où la démagogie côtoyait plus la lâcheté que l’audace.

Aujourd’hui, le coup de vent passé, il ne reste plus de ce bel édifice, qu’une dispersion sans précédent des forces de jadis qui essayent comme elles peuvent, une remontée à la surface dans un « sauve-qui-peut » des plus pathétique concrétisé par un sursaut instinctif et salvateur lors des dernières élections sénatoriales.

Des deux partis, le parti socialiste est celui qui s’est le plus désintégré. A ce jour, il ne reste plus une voix, une idée, pour tenter un début de reconstruction aussi faible soit-elle ! Seul Cambadélis, à la faveur de la sortie de son livre, s’exprime encore et plutôt d’une façon honnête, surtout, comme c’est le cas actuellement, dévêtu de son horrible manteau d’apparatchik, en redevenant lui-même.

Sur l’autre rive, Les Républicains n’ont pas abdiqué, et si  les divorces s’accumulent, demeurent un semblant d’audience et de voix pour porter, sinon la bonne parole rassembleuse, du moins un écho politique fût-il parfois frelaté.

L’actualité immédiate qui préoccupe le parti de la droite se résume à l’élection de son président en novembre prochain. Laurent Wauquier, porté par un noyau dur, est donné large favori et veut le retour d’une vraie droite au point de vouloir exclure les traîtres qui ont pactisé avec le diable Macron tout en prônant, dit-il, le rassemblement.

Poursuivant dans le registre ambiguïté, outre Wauquier, Ciotti et Woerth sont très présents dans les médias et s’échinent à commenter négativement les réformes lancées par Macron en oubliant que celles-ci étaient, pour la plupart, dans le programme de François Fillon. Autant dire que leurs discours sonnent creux et n’ont jamais été aussi inaudibles et insincères.

Désormais démuni de leurs outils de propagande façon « ancien monde », l’ambitieux trio se voit réduit à discuter la couleur des manches de ces mêmes outils faute d’en détenir l’usage.

Dans un silence de cathédrale d’un côté, et la très grande mauvaise foi de l’autre, Emmanuel Macron peut dormir sur ses deux oreilles, n’est pas venu le temps d’une opposition digne de ce nom, à part le fantasque Mélenchon grand faiseur de mots devant l’éternel.

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