Les prédateurs

Ce n’est pas nouveau, il y a eu, il y a, il y aura toujours quelques spécimens qui, par ambition, par vice, en position dominante, dépositaires d’une autorité, profiteront peu ou prou de leurs congénères à des fins avantageuses. Qu’importe le mal qu’ils peuvent faire à leurs victimes, tant que celles-ci nourrissent leur bien-être, fût-il animal.

Harvey Weinstein, si les faits qui lui sont reprochés sont avérés, fait peut-être partie de cette catégorie d’individus.

Le prédateur sexuel symbolise parfaitement cette forme de nuisance qui bafoue à la fois l’honneur d’autrui et les bonnes mœurs. Cependant, dans ce registre, il n’est pas le seul, nombreux sont ceux qui, profitant de situations favorables que le destin offre aux audacieux quand cela n’a pas été savamment élaboré par eux-mêmes, s’octroient, par leur position sociale, quelques raccourcis parfaitement  immoraux. C’est une évidence, la société humaine génère autant de natures prédatrices qu’elle compte de compartiments sociaux.

Dans le cas Weinstein, après tant d’années de silence, une âme « bienveillante » a appuyé sur le bouton au nom d’une morale bien tardive : qui ne dit mot consent ! Mais, comment ne pas impliquer tous ceux qui savaient et se sont tus par lâcheté et connivence : ne sont-ils pas eux-mêmes en quelque sorte des prédateurs ?

 

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