SNCF: l’enjeu du quinquennat !

Ceux qui ont voulu s’y attaquer s’y sont cassé les dents, ceux qui y ont pensé, n’ont jamais osé par manque de courage et d’audace. La SNCF est une citadelle nationale qui se considère indestructible par sa position stratégique, alors qu’elle n’est plus que le dernier musée des avantages acquis. Sait-elle ou peut-elle voir venir à l’horizon, quelques orages aux goûts de concurrence : ils grondent et se rapprochent dangereusement de son pré carré !

Serait-elle exemplaire dans sa conduite, alors  bon nombre d’usagers seraient prêts à défendre ce fleuron national, mais, force est de constater, que les pannes, les retards chroniques, n’invitent guère à l’indulgence. Seulement, peut-elle encore compter sur quelques idéologues  dont la lutte des classes bien chevillée au corps, demeure leur pain quotidien comme un drogué son illusion.

Et que dire des faméliques syndicats occupant la citadelle de l’intérieur et de l’extérieur ? Leur faible représentativité est suspendue au devenir de leurs ressources prochaines qu’une réforme de la formation professionnelle risque remettre profondément en cause. La SNCF devient ce cheval de Troie insidieux qui fait croire ce qui n’est pas et sous-tend l’idée d’un mécontentement unilatéral.

Oui, la bête est blessée et, il est à parier que n’ayant plus rien à perdre, au-delà des intérêts de la nation et de ses citoyens, ces braves « protecteurs » de la veuve et de l’orphelin, nonobstant les risques pris en immobilisant l’économie du pays, seuls, leurs intérêts partisans, soient le moteur d’un va-tout destructeur.

Il ne faut pas se le cacher, Emmanuel Macron et son gouvernement, dans leur volonté réformatrice, s’exposent aux pires ennuis, d’autant que quelques nostalgiques des  luttes soixante-huitardes verront un clin d’œil bienveillant de l’histoire, alors qu’ils ne devraient retenir de celle-ci : qu’elle ne ressert jamais le même plat.

Selon la persévérance ou le recul, réside la réussite du quinquennat Macron et la capacité de notre pays à basculer durablement dans une ère nouvelle en cessant de se résoudre à regarder, venus d’ailleurs, les trains passaient, quand les nôtres restent immobilisés sur leurs boggies de plomb.

 

Crédit photo : Europe1

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