1968 – 2018 : L’impasse

1968 et 2018, un monde sépare ces deux années. En 1968, le pays réclamait des réformes au gouvernement de l’époque. En 2018, le gouvernement réclame des réformes au pays. Autant dire que les exigences ont changé de camp et les conditions économiques et sociales ne sont plus comparables.

Cependant, un parfum empreint de nostalgie révolutionnaire flotte à nouveau sur notre pays et dans quelques têtes marxistes, façon, à leur tour, de réinventer un monde qui ne fait les beaux jours d’aucun pays de la planète.

1968, quelle folle année ! 50 ans plus tard, comment ne pas rappeler à tous cet incroyable mois de mai 1968 ? Quelques petits malins, férus de symboles et d’ambitions, osent ainsi espérer sortir de leur anonymat et de leur médiocrité en faisant lever la France dans un nouvel élan révolutionnaire historique des plus « généreux ».

Dans quel monde sommes-nous précisément ? Si en 1968 la France était dans une phase économique extrêmement dynamique avec un taux de chômage inexistant, une dette publique qui ne l’était pas moins. 50 ans plus tard, la donne n’est plus la même. La France accuse une dette de 2200 milliards d’euros à fin 2017 soit 97% du PIB et depuis 1975, pas un seul budget n’a présenté un solde positif, enfin, le taux de chômage, qui certes baisse un peu, mais est bien loin du plein emploi, pas de quoi à faire des folies, en conséquence : le temps est aux économies !

Que peut donc offrir un gouvernement aujourd’hui, sinon reprendre en partie ce que jadis il a donné ? Ne revenons pas sur les raisons qui nous amènent à cette impasse, mais toute négociation digne de ce nom n’est qu’une douce utopie, tant les marges de manœuvres sont faibles.

Nous risquons de voir s’installer un dialogue de sourds où les parties en présence ne pourront s’entendre sur rien. Entre ceux qui veulent garder leurs avantages acquis, portés par des syndicats qui jouent leur peau tout en montrant leurs muscles et un gouvernement qui raisonne : économie, rigueur et promesses de campagne à tenir.

Un certitude, Emmanuel Macron et son gouvernement ne peuvent céder et les syndicats, de par leur faible représentativité, s’interdisent un quelconque renoncement sous peine de perdre leur crédibilité, leur raison d’être et le peu de considération que les français leur portent.

Le risque est donc grand, de voir notre pays s’embourber dans des conflits inopportuns et dans une fuite en avant destructrice alors que notre économie redémarre à peine ! Un point positif tout de même, bien qu’il soit la conséquence de cet échauffement national, pour une fois, la France a élu un Président qui respecte ses engagements de campagne, quand bien même ceux-ci sont notablement impopulaires pour ne pas dire suicidaires : c’est aussi, peut-être, cela le nouveau monde ?

 

Crédit photo : Paris Normandie

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :