Présidentielle 2017 : un an après !

En l’espace de quelques jours les téléspectateurs ont été conviés à trois rendez-vous ayant pour ambition de faire revivre, un an après, le périple hautement iconoclaste qui a présidé à l’élection présidentielle de 2017.

Ainsi, BFMTV, France 5, France 2 ont, chacune leur tour et à leur manière, retracé cet invraisemblable cheminement.

C’est aussi un événement en trois mouvements dont le premier, après une longue préséance, s’arroge un dénouement inattendu à la primaire de la droite et du centre. A son tour, prenant le relais, la gauche faisant de même, radicalise son candidat pendant que, dans le même temps, d’autres candidats évitent l’obstacle. Fin du premier acte : les dés sont jetés !

Deuxième mouvement : une longue plainte s’immisce dans la campagne et constitue l’adagio que certains voient comme un complot d’état. On pleure la moralité perdue la nostalgie est de retour.

Troisième et dernier mouvement : la victoire finale dans un décor de pyramide, de solennité et de grandiloquence au terme d’une dualité ahurissante à deux instruments.

De cette partition totalement inédite, un quintet est ressorti, formé de « musiciens » venus, pour certains d’entre eux, du diable vauvert ou hors des sentiers battus.

Au clairon, comme égarée d’une bandas, Marine le Pen s’époumone de sa bruyante démagogie naturelle.

Au triangle, Benoît Hamon, porteur d’un charisme de poisson rouge, joue dans l’universel et l’avenir perpétuel.

François Fillon persiste au-delà du possible, sur une basse continue et de sa pugnace contrebasse, pour se faire l’écho d’une persécution s’apparentant au masochisme.

Le violoniste Jean-Luc Mélenchon ne sait que faire pour dédoubler d’efforts auprès « des gens », en étant le même jour et à la même heure en des lieux différents, façon de confirmer à tous, s’il en était encore besoin, son talent de tribun virtuose.

Enfin, le prodige, soliste de son état, sans parti, venu de nulle part, et qui, du clavier de son piano et dans la dichotomie de ses doigts, fait chanter les notes et son audacieuse odyssée, en harmonisant dans une délectation non dissimulée, sa main gauche avec sa main droite.

C’est à ce concerto pour piano et orchestre d’un genre malicieux que furent conviés les Français et qui fit de cette élection un épisode de la vie politique sans précédent dont on évoquera (écoutera), dans les chaumières du pays et pendant longtemps encore, le fidèle refrain depuis sa chaîne préférée.

 

Crédit photo : TF1

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