De l’usage vertueux de l’argent public

Bien que n’étant pas aux faits de la gestion des collectivités territoriales, quelques échos me sont régulièrement parvenus aux oreilles du citoyen et contribuable que je suis, pour me faire dire aujourd’hui que, peut-être : « les mouches ont changé d’âne »

Au fil du temps, nos collectivités locales n’ont-elles pas profité d’un laxisme bienveillant d’une population d’élus qui s’est trouvée être, dans bien des cas, juge et partie ?

Ainsi, n’a-t-elle pas, sous le couvert d’une harmonisation responsable et d’une volonté porteuse de sobriété, cherché à « rationaliser » en créant des strates administratives supplémentaires tout en affirmant que celles-ci aideraient grandement à une meilleure gestion de l’argent public ? Cependant, cette rationalisation s’est faite au mépris d’une contrepartie jamais respectée.

En fait, les collectivités qui se sont déchargé de quelques servitudes en les confiant à de nouvelles communautés de moyens, ont souvent maintenu le personnel existant  quand celui-ci : ne pouvait être transféré ou ne souhaitait pas l’être tout simplement pour des raisons de conforts de tous ordres. Aujourd’hui désoeuvré, celui-ci reste à la disposition de la collectivité d’origine, pendant que la nouvelle structure recrute en créant de nouveaux postes avec de nouveaux agents pour répondre aux  obligations qui lui sont confiées.

Comme par ailleurs le népotisme et le « recrutement électoraliste», sans compter les petits arrangements des marchés publics ou les subventions d’une myriade d’associations aux finalités suspectes n’ont jamais cessé d’être, les collectivités territoriales sont devenues « des vaches à lait » dont les besoins sont sans fin, puisque l’argent public demeure une notion dramatiquement impersonnelle.

On peut donc comprendre le désarroi de quelques maires, présidents de conseils départementaux ou régionaux – mais pas tous – habitués au biberon généreux de la collectivité, quand vient le temps de la rigueur, laquelle, jusqu’à présent, était une valeur inconnue et bien peu traumatisante.

Alors, quand quelques personnalités politiques de bonne volonté s’attaquent au problème au-delà de leurs intérêts politiques, il est clair qu’ils ne peuvent être les bienvenus et sont plutôt considérés comme des empêcheurs de tourner en rond !

Si parfois les arguments développés par les associations représentant les collectivités ne sont pas sans fondement, il est bénéfique que les responsables de ces collectivités et leurs affidés, se libèrent durablement d’une coutume devenue un état de fait et qui a permis pour certains d’entre eux, en toute impunité, de jouer avec des budgets au gré des circonstances. Désormais, c’est bien un chemin vertueux qui doit être pris, porteur d’un comportement responsable sur l’usage de l’argent public en traitant celui-ci, enfin, « en bon père de famille ».

 

Crédit photo : Dider Weemaels

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :