Réseaux sociaux en question

Quand on évoque « réseaux sociaux » on pense tout naturellement en premier lieu à Facebook ou Twitter. Evidemment ils ne sont pas les seuls mais ils sont les plus représentatifs de l’époque. Que nous soyons un modeste inconnu ou une notoire sommité, nous avons chacun la possibilité de figurer et de nous exprimer librement – sans exclure le danger inhérent à cette exposition  – parmi les usagers de ces réseaux. Cette liberté offerte au potentiel de la pensée humaine, fait d’eux le plus grand espace démocratique jamais connu à ce jour, tout en manipulant subtilement nos commentaires, nos publications, nos états d’âme, à coup d’impénétrables algorithmes. Dans cette foire médiatique, la réussite se mesure en followers (suiveurs) ou en « amis » et notre parole sera d’autant plus de qualité et digne d’intérêt qu’elle sera suivie par plus ou moins de followers ou d’amis. En ce bas monde virtuel, la quantité vaut mieux que la qualité !

Plutôt que de crier haro sur le baudet, de belles traces toutefois égrainent certains messages, par leur pertinence, leur humour, leur intelligence, mais aussi, beaucoup trop, pour leur insolence, leur méchanceté, ou leur affligeante pauvreté, quand ne se cache pas derrière cette insolence ou cette méchanceté, un pseudonyme prédateur.

Au-delà des publications de tous ordres, voici que s’immiscent, comme un cancer destructeur, quelques fausses nouvelles (fake news) fruit de propagande et d’opérations de désinformation parfaitement élaborées qui, si elles sont bien souvent décelées et contredites, n’en sont pas moins jetées en pâture et plus ou moins bien digérées par le commun des mortels.

Ainsi, ces réseaux sociaux n’ayant pas le filtre déontologique de la véracité, comme la presse s’efforce d’en  faire usage avec ses sources, s’informer par ce biais relève de la pure naïveté.

Aujourd’hui, Facebook et Twitter notamment, souffrent de leur baisse d’audience pour avoir laissé le champ libre à tous les excès et l’érosion de leur crédibilité se traduit par un désintérêt croissant qui, à terme, peut remettre en question leur propre raison d’être.

Aller sur ces réseaux c’est naviguer en terrain meuble, inconsistant, sans pouvoir distinguer le vrai du faux et, cerise sur le gâteau, prendre le risque de se faire insulter, recevoir une volée de bois vert ou subir les banalités d’une affligeante quotidienneté sans contrepartie, sinon « s’enrichir » des inepties trumpistes : c’est dire le niveau !

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