En passant par la réforme

« Changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement » telle est la définition dans le Larousse du mot : REFORME.

J’ajoute, réformer c’est aussi modifier une chose pour que cette chose ne soit plus tout à fait ce qu’elle était et, de fait,  devienne différente ou tout autre. Ne plus être ce qui a été, c’est bien là le dilemme qui taraude les Français. En choisissant Emmanuel Macron, qui prônait lors de la campagne présidentielle les réformes promises depuis 40 ans et jamais entreprises, les Français voulaient ainsi entrer dans un monde nouveau, fait d’audace et de courage. Ainsi, la rigueur deviendrait le parfait envers d’une période trop longue où la démagogie et le laxisme des dirigeants politiques ont régné sans partage sur les affaires du pays au point que celui-ci, est désigné aujourd’hui en matière de gestion budgétaire, comme le plus mauvais élève de l’Europe !

Ces Français bien décidés à ne plus faire comme avant, on comprit ce que représente une réforme une fois celle-ci mise en place. Seulement un bémol s’est vite invité : à condition de ne pas être touché soi-même par cette dite réforme !

Donner c’est simple, à plus forte raison quand ce que l’on donne ne nous appartient pas directement, mais se voir reprendre de la main droite ce que l’on a reçu de la main gauche est inconcevable. C’est bien ce que le gouvernement est condamné à faire au risque de perdre sa crédibilité. De plus, pour que cette réforme soit efficace, elle doit toucher le plus grand nombre, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas les plus riches.

Comme l’activité est le carburant économique d’un pays, elle doit être hautement protégée au détriment des tranches de populations inactives j’ai nommé : les retraités et les chômeurs !

Et c’est ainsi qu’en quelques mois, tous les ingrédients de l’immobilisme ont resurgi faisant le lit d’une opposition bien décidée à être le dernier rempart à l’injustice et l’adversité réformatrice : le gentil protecteur face aux méchants cyniques.

Par ailleurs, la démagogie conquérante y est allé de toutes ses vertus en n’hésitant pas à se contredire, s’opposant à une réforme qu’elle avait, en d’autres temps, elle-même valorisait et validait.

De plus, quand une affaire Benalla, un président de l’assemblée Nationale s’appelant Richard Ferrand, s’emparent de l’actualité, il n’en faut guère plus pour parasiter les meilleures intentions du monde.

Avant l’élection présidentielle se posait la question : la France est-elle en capacité de se réformer ?  Il est à craindre que la réponse demeure en suspens quelques temps encore.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :