L’âge de raison

Allons-nous être colonisés par l’intelligence artificielle ? Il ne se passe pas un jour sans que les médias n’évoquent ce phénomène technologique qui tente de copier à l’homme ce qui fait de lui un être intelligent doué de raison et de bien d’autres particularités qui font de ce dernier, l’espèce vivante la plus évoluée de notre planète.

Qui plus est, une doxa se fait jour et martèle à qui veut l’entendre, que le pays ou l’organisation qui maîtrisera l’intelligence artificielle, maîtrisera le monde de demain.

Déjà quelques balbutiements émergent de nos jours au travers de la robotisation dans l’industrie, la santé, la protection des personnes notamment, laquelle remplace l’homme qualitativement grâce à ses capacités de précision notamment. Il n’en est pas moins vrai que le temps n’est pas venu de voir une machine, quelle qu’elle soit, égaler l’ensemble des capacités cérébrales de l’homme.

Tout au plus nous pouvons envisager déléguer à la machine, au moyen d’une tâche prédéfinie, un soupçon d’intelligence et ainsi concurrencer le cerveau humain par un semblant de raisonnement et d’apprentissage.

Pour le reste, si l’homme souhaite déléguer et reproduire à la machine son intelligence en lui confiant toutes ses capacités cérébrales, ce temps-là n’est pas venu : vaste programme, si j’ose dire !

Cependant, cette intelligence artificielle (IA) est déjà un complément sérieux à l’homme pour faire de lui bientôt un « homme augmenté » dans sa capacité notamment de mémorisation. Au travers aussi de moyens analytiques complexes pour le traitement de l’imagerie médicale, les interventions chirurgicales, y compris à distance, sans compter tout ce que réclame l’industrie et les services pour ses vertus d’automatisation évoluée et évolutive et bien évidemment sur ses capacités de précision, de ponctualité et d’endurance, dont la production industrielle est demandeuse.

L’IA peut être aussi une réponse à l’esprit de conquête spatiale. Pourquoi ne pas envisager des « créatures numériques » prendre la place de l’homme pour aller explorer l’univers vers des contrés galactiques biologiquement inaccessibles à l’homme.

Comme en tout domaine, l’IA possède sa face sombre et l’on ne peut exclure l’homme démoniaque faire usage de sa créature pour assouvir sa soif de puissance par des actes belliqueux sans risquer sa propre vie.

En somme ne doit-on pas souhaiter de l’intelligence artificielle, qu’elle n’atteigne jamais son âge de raison, pour que, « l’homme créateur », tel un démiurge, prenne le risque insensé de perdre la maîtrise de sa propre créature, fût-elle numérique.

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :