L’imbroglio Britannique

En déclenchant le Brexit, les Britanniques ont-ils eu toutes les cartes en mains avant de glisser dans l’urne leur réponse fatidique à la question posée au cours de ce maudit référendum ?

Ont-ils envisagé le réveil d’une vieille querelle entachée de sang en rallumant un feu dormant concernant la frontière entre les deux Irlande ?

Les pécheurs Ecossais fervents Brexitiens, contrairement au reste de l’Ecosse, ont-ils pensé, au prétexte de voir les quotas de pêche européens disparaître, qu’ils sortiraient en même temps du marché Européen dans lequel ils écoulent 80% de leur production ?

Les Britanniques ont-ils mesuré les conséquences d’un retour aux frontières de la Grande-Bretagne afin de reprendre la main sur le contrôle migratoire en occultant que ce retour ne se limiterait pas aux personnes mais aussi aux biens et donc aux mouvements économiques de toutes natures ?

Les Britanniques, encore empourprés du rayonnement planétaire de l’empire Britannique de jadis, n’ont-ils pas surévalué leur influence en se confortant à l’idée que l’Union Européenne avait plus besoin de la Grande-Bretagne que l’inverse ?

Les Britanniques n’ont-ils pas trop comptés sur la défiance de certains membres de l’Union Européenne pour espérer voir celle-ci se désunir en suivant leur exemple tout en montrant la voie à suivre ?

Au lieu de cela, L’UE s’est renforcée en rapprochant ses membres pour faire front aux exigences Britanniques quand ceux-ci voulaient tirer de ce Brexit, au détriment de l’organisation continentale,  « le beurre et l’argent du beurre ».

Londres réunit plus d’un million de personnes dans ses rues pour manifester contre le Brexit et cinq millions de signatures interviennent dans une pétition toujours en défaveur du Brexit. Les sondages confirment qu’une majorité de Britanniques sont favorables à l’Europe et si le référendum avait lieu aujourd’hui, le résultat serait inversé.

Au 29 mars 2019, jour de la sortie prévue du royaume de sa majesté la reine Elizabeth d’Angleterre de l’Union Européenne, nous en sommes, comme au premier jour du Brexit lors du résultat du référendum. Trois années pour rien, en convenant que la plus ancienne démocratie du monde s’est prise les pieds dans le tapis de la raison en laissant aujourd’hui les sujets de sa majesté s’interroger comme Hamlet : « Etre, ou ne pas être ».

 

Comme quoi, les époques changent, la question demeure !

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