Alzheimer : pour mémoire !

Sida, Cancer, Alzheimer, il y a des mots péremptoires qui, quand ils sont prononcés, détruisent l’avenir de l’être concerné.

Mardi 9 avril 2019 était diffusé dans l’émission « Enquête de santé » sur France 5 un documentaire intitulé : « Alzheimer : comment lutter contre la maladie ? » suivi d’un débat où spécialistes et témoignages nous éclairaient davantage sur l’état des connaissances de cette terrible maladie qui, tout à la fois, déshumanise et traumatisme l’entourage du malade.

Pour autant que l’on en parle depuis quelques décennies, la maladie d’Alzheimer n’est pas une pathologie qui viendrait de notre mode de vie contemporaine. C’est en 1906 que le médecin psychiatre Alzheimer a donné son nom à une observation visant un état dégénératif des cellules du cerveau que l’on attribué communément à la sénilité.

Même si la maladie peut apparaître exceptionnellement sur des sujets jeunes, en général, le vieillissement du corps humain est bien une composante majeure de cette pathologie. D’ailleurs l’un des intervenants n’a pas manqué de préciser : « si les hommes vivaient tous jusqu’à 120 ans, tôt ou tard, une majorité serait atteinte de cette maladie ».

Un signe, à ce jour les médicaments pour enrayer la maladie sont si peu efficaces qu’ils ont été depuis peu déremboursés par la Sécurité Sociale, et ce, d’autant plus que leur usage peut causer dans certains cas, des effets secondaires où le négatif  l’emporte sur le positif.

Aujourd’hui, lutter contre la maladie, ce n’est pas l’éradiquer mais seulement ralentir le processus de dégénérescence.

Faute de traitement médical efficace, l’exercice physique, la stimulation cérébrale, l’activité sociale sont les seuls outils permettant de repousser pour un temps les effets les plus néfastes.

On peut même s’interroger sur la pertinence après 80 ans, de nommer la maladie tant c’est donner une double peine psychologique au sujet atteint et à son entourage.

La recrudescence de la maladie d’Alzheimer est donc essentiellement due à l’allongement de l’espérance de vie. Au 18ème siècle où celle-ci était bien plus courte, les cas de  sénilité, (Alzheimer n’existait pas) étaient très rares puisque, « par chance »,  les gens mouraient avant.

Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer est la conséquence collatérale de l’amélioration de notre qualité de vie, en allongeant celle-ci par les progrès considérables de la médecine moderne et la qualité toujours croissante de notre hygiène, nous avons franchi une frontière inconnue où l’homme se voit affronter un nouveau défi.

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