La diabolique quadrature du cercle

Après le Grand Débat National et la consultation dantesque voulue par le président de la République, le temps est donc venu pour l’exécutif de passer de l’écoute à l’action. L’ampleur et la diversité des suggestions, la faisabilité économique, politique ou  constitutionnelle, le choix et par conséquent l’élimination d’un certain nombre de sujets avancés, invitent le citoyen à la prudence quant au résultat final.

Comme l’on dit communément, le gouvernement et le président de la République qui s’est pour ce dernier, totalement investi dans cette initiative, sont attendus l’un et l’autre au virage.

A n’en pas douter, il ne faut pas être grand clerc pour sentir déjà le souffle de la critique s’élever et ainsi offrir aux censeurs de tout poil un terrain idéal en décelant parmi les initiatives, peut-être même avant qu’elles ne soient annoncées, la médiocrité  et le manque d’ambition de celles-ci eu égard aux grandiloquents enjeux de notre époque, pour tout dire, voir : le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein.

A bien y réfléchir ; hériter d’un passé économique et politique aussi désastreux – déficits endémiques, crise de la représentativité du citoyen – et se retrouver face à une société enfiévrée par de très voyants Gilets Jaunes, faut-il avoir une bonne dose de persévérance, d’audace, d’inconscience même, pour ne pas avoir envie de déguerpir au premier séisme venu !

Car, en bref, que demande t-on aujourd’hui au gouvernement ? Baisser les impôts, augmenter les services publics, augmenter les salaires, abaisser l’âge de départ à la retraite, baisser la dette abyssale de la France, le tout, avec des caisses vides. Ne serait-on pas tout simplement à la recherche de la quadrature du cercle ?

Comme l’avenir n’était pas suffisamment inquiétant, les élections européennes viennent ajouter leur petit grain de sel avec en son sein une fronde nationaliste et l’inconséquent Brexit dont ne sait plus par quel bout le prendre, s’interrogeant sur la pertinence de voir ou non  le Royaume-Uni quitter l’Union Européenne.

Beaucoup de questions, beaucoup d’incertitudes, beaucoup de décisions à prendre : ne sommes-nous pas à la croisée des chemins ?

Pour être honnête, y a-t-il un Français, de surcroît un homme politique, qui, en ces temps agités, voudrait être à la place d’Emmanuel Macron ou Edouard Philippe ? Pour ma part, je me garderais bien et par pure sagesse, d’émettre toute critique tant l’exercice me paraît diabolique.

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