Les chorales au cœur de la vie

Alors que la Fête de la musique 2019 investit l’espace public le temps d’une journée, n’est-il pas le moment de rappeler les vertus du 4ème art quand notre quotidien s’est abondamment nourri ces derniers mois d’une violence devenue outrancièrement ordinaire ?

A la faveur de cet événement, il est peut-être temps de tourner nos regards vers une vie plus apaisante où la convivialité reprendrait ses droits et son humanité.

La musique adoucit les mœurs dit-on et fait partie de cet art où l’individu trouve un exutoire aux bosses du quotidien. Au travers d’un très dense tissu associatif, les nombreuses chorales amateurs participent à cette thérapie réparatrice où des femmes et des hommes, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, instruits ou pas, musiciens ou pas, cultivent une quête émotionnelle. Ce monde d’anonymes emprunte ce qui est le plus court chemin menant à la musique à savoir : le chant choral.

La chorale est donc ce creuset social qui accueille et brasse bien des différences sans  différencier. De cette complémentarité naît une synergie où chacun se donne pour n’être qu’une partie du puzzle. Le choriste dont l’humilité se fond dans le collectif comme le collectif dépend aussi du choriste.

Dans les coulisses de ces chorales, avant qu’elles ne puissent se produire après de longs mois de préparation, se cachent des heures de répétitions où la phrase musicale est remise sans cesse sur l’ouvrage, mesure après mesure, jusqu’à toucher le meilleur du possible. Ainsi, note après note, une studieuse gestation s’installe avec une précision d’horloger et un savant agencement des voix.

Parfois, l’une ou l’un des choristes échappant à l’anonymat, sort du rang et se mute en soliste faisant front aux frissons de la solitude et pour les plus émotifs, à l’angoisse du trac.

Mais la chorale est aussi pour certains, un refuge, un ancrage, une bouée, un remède à l’isolement, mais surtout un diffuseur d’humanité. Tous les genres musicaux s’invitent, mais comment demeurer insensible à l’interprétation d’un Requiem de Mozart où le travail produit s’efface devant la magistrale beauté de l’œuvre qui élève l’interprète dans une intense fraternité collective ?

Oui, le chant choral peut être cet émancipateur d’émotions dont les vibrations au sens propre attisent les cœurs au plus profond de l’âme humaine.

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