Faits et méfaits de la violence ordinaire

Depuis la nuit des temps la violence est la compagne fidèle de l’humanité, revenir aux origines de la violence, c’est remonter aux origines de l’humanité.

Bien que l’humanité, dans sa constante évolution, se construise en élevant des règles et des lois pour, sinon éradiquer, tout du moins contraindre la violence, celle-ci est en nous et les guerres passées comme les guerres à venir, attestent s’il en était besoin que le phénomène n’est pas prêt de disparaître de nos gènes.

Si certaines formes de violences tendent à disparaître dans quelques lieux du monde, notamment par l’amélioration sociale, politique, scientifique, technique de nos sociétés, ces avancées humaines engendrent aussi de nouvelles violences issues d’effets collatéraux directement liés à l’évolution naturelle de l’humanité.

Jadis, les chemins n’étaient pas sûrs et la vie humaine ne valait rien ou si peu, la violence absolue sévissait en tous lieux.

De nos jours la violence se décline et s’adapte aux circonstances modernes. Si la guerre est possible, l’homicide toujours d’actualité, une violence protéiforme, plus pernicieuse, plus perverse, plus présente, plus douce même, sévit dans nos sociétés contemporaines. Une violence à laquelle on s’habitue docilement et que l’on peut qualifier de violence ordinaire.

Cette violence ordinaire et presque convenue, s’exprime par l’intolérance et l’individualisme dans toutes les strates de notre époque. Par les mots tout d’abord, sur les réseaux dits sociaux où ces mêmes mots s’inscrivent comme des balles, meurtrissant à dessein les esprits. Sur la voie publique par l’agression verbale, gestuelle, quand elle n’est pas physique, en s’imposant sans coup férir à la courtoisie et la tolérance. Un seul exemple, l’asociabilité subite du conducteur juché sur son « cheval d’orgueil » qui par ailleurs, peut être un charmant individu, dégrade sa personnalité par un comportement  inadapté et violent au point, pour certains, les plus lucides, de ne pas  se reconnaître en se désavouant rétrospectivement.

La violence du harcèlement, ô combien d’actualité, qu’il soit moral, sexuel, raciste, gravite tout aussi efficacement au quotidien dans nos vies et nos mentalités, parfois jusqu’au suicide de la victime.

Alors que l’humanité nous promet un monde meilleur, nous demeurons dans une jungle toujours plus sophistiquée où un simple regard suffit à déclencher l’ire meurtrière du violent.

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