Les collapsologues arrivent !

Pour qui ignore encore la signification de ce néologisme utilisé dans notre vocabulaire, celui-ci tire son étymologie du latin collapsus, « s’écrouler, s’affaisser » et de logos, « parole, discours, relation ».  La collapsologie désigne « l’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle » (source Wikipédia).

Ainsi, les collapsologues s’inscrivent dans une résignation fataliste avec la chute inexorable de notre civilisation industrielle. Laquelle, après avoir épuisé les ressources naturelles de la planète tout en l’empoisonnant, s’apprêterait à s’écrouler, interrompant brutalement son cycle évolutif constant et régulier dont l’humanité bénéficiait depuis la nuit des temps et qui fait que demain serait désormais moins bien qu’aujourd’hui.

Selon les disciples de cette théorie de l’effondrement, comment peut-il en être autrement, puisque faute de pétrole, celui-ci étant totalement épuisé, les tracteurs ne pourraient plus rouler pour maintenir une production agricole suffisante, il n’y aurait plus de transports pour transporter les marchandises et alimenter les usines et donc plus d’industries.

Avant le bouleversement climatique, la montée des eaux et autres horreurs dues à l’inconséquence de notre époque, c’est la cause même qui serait coupable de notre effondrement : plus d’or noir, point de salut ! Avantage, nous cesserions de polluer faute de polluant.

Doit-on suivre ces visionnaires de l’apocalypse, certains d’entre eux s’y préparent et s’organisent pour répondre au sans pétrole, au sans Internet, au sans transport, au sans technologie, par la mise en place d’une autonomie alimentaire devenue incontournable et même une autonomie généralisée, puisqu’il s’agit d’une nouvelle forme d’organisation de la vie où l’égoïsme individuel serait banni au profit du partage et de l’autarcie.

Quand on observe la démarche des adeptes de la collapsologie, c’est un retour à la terre qu’ils effectuent comme jadis en d’autres périodes du XXème siècle et pour d’autres raisons. Les villes et métropoles, gavées de technologies devenues inutiles, se videraient au profit d’une ruralité plus accueillante.

Voilà ce à quoi les collapsologues nous promettent de l’avenir, faut-il s’en inquiéter ou prendre très au sérieux ce futur dystopique ?

Sans vouloir réfuter aveuglément l’aspect farfelu de leur démarche, du moins peut-on les considérer comme des lanceurs d’alerte au même titre que les scientifiques ou les écologistes qui ne cessent de nous marteler leurs inquiétudes à l’égard du climat. Nous aider ainsi à prendre la mesure du danger pour le combattre plus efficacement en sachant que la cause est mondiale et ne peut se limiter à quelques pays, seraient-ils les plus vertueux de la planète, n’ignorant nullement que seul un consensus mondial s’impose pour notre salut. Autrement dit, le défi n’est pas gagné d’avance !

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