D’épidémie en pandémie

Telle la laborieuse araignée tissant sa toile, le coronavirus dont l’épicentre se situe dans la ville chinoise de Wuhan, s’étend désormais dangereusement à toute la planète et fragilise celle-ci autant pour la santé de ses habitants que par l’interdépendance de son économie.

Le confinement des habitants et l’arrêt de chaînes de fabrication chinoises provoquent un effet domino sans précédent sur l’économie mondiale. Nonobstant les produits bon marché sortis de ses usines, de nombreux composants de toutes natures issus de l’empire du milieu participent à nos fabrications locales.

Ce « hub industriel » qu’est devenue la Chine et par lequel l’industrie mondiale a porté son intérêt au point d’être un passage obligé, ne répond plus ou très imparfaitement aux exigences de notre monde industriel.

Habitués que nous sommes à un incessant va-et-vient des personnes et des biens agitant au quotidien notre planète, qu’en moins de 24 heures nous pouvons faire un demi-tour de Terre, voilà qu’un grain de sable sous la forme d’un virus, vient perturber cette exubérante mobilité et dérègle la machine mondiale.

Mondialisation oblige, apparaît soudain un effet méconnu de celle-ci, notre dépendance par notre addiction. Pour avoir mis un peu trop nos œufs dans le même panier, fût-il dans l’éternelle Chine, les industries localisées en Europe notamment, subissent elles aussi de plein fouet cette inattendue allégeance et nos propres chaînes de fabrication sont mises en difficulté.

Comme par ailleurs cette mobilité exacerbée ne peut que favoriser au travers du tourisme et d’échanges commerciaux et industriels l’expansion d’un virus très local à l’échelle planétaire, le discours catégorique de quelques populistes en mal de crédibilité ne suffira pas à rendre les frontières hermétiques, sauf à convaincre les naïfs toujours prompts à croire l’invraisemblable.

Il est peut-être temps de reconsidérer la mondialisation sans lui tourner le dos ? Au-delà de ses effets secondaires connus, celle-ci a façonné au cours de ces dernières décennies une diabolique dépendance en concentrant plutôt qu’en diversifiant. Aujourd’hui, un simple phénomène viral local, contracte l’ensemble de l’économie mondiale et affecte potentiellement la santé de les tous habitants de la planète.

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