Dame nature ne se rebifferait-elle pas ?

L’humanité aurait-elle à se reprocher ses excès ?

Plus de trois milliards d’humains sont confinés en ces premiers jours du mois d’avril et ce n’est pas un poisson d’avril !

Comment en est-on arrivé là ?

Rues, places, avenues, boulevards, périphériques, rocades, autoroutes, tous vidés de leurs usagers, commerces aux rideaux  baissés, manifestations culturelles et sportives annulées ou reportées aux calendes grecques, avions cloués au sol et trois milliards et quatre cents millions d’hommes et de femmes impérativement confinés dans leurs habitats.

Pendant ce temps, dans un silence de cathédrale, libres de leurs mouvements, des animaux s’approprient les villes désertées de leurs trépidantes activités. Ici, un sanglier déambule d’une rue à l’autre, là, trois canards insouciants dandinent dans une rue de Paris, ailleurs, des boucs venus d’on ne sait d’où attaquent la haie goûteuse d’un square. Le monde n’en revient pas, cul par-dessus tête, l’humanité a sombré en quelques semaines dans une totale sidération. Comme une dystopie sortie de sa fiction et réalisant son apocalyptique scénario.

Depuis le milieu du XVIII siècle avec le début de l’ère industrielle, l’humanité s’est appliquée dans son insondable boulimie, à courir derrière sa propre révolution où l’urgence et le rendement représentent son principal credo sans trop tenir compte des effets collatéraux. De cette insolente machinerie en action, la science a pris toute sa place en confectionnant aux hommes une qualité de vie sans précédent. Soudain, brutalement, l’humanité conquérante vient se cogner cruellement, comme le moustique contre le verre de la lampe, sur un petit virus venu d’un marché chinois  contaminant sur son passage tout ce qui se réclame de la nature humaine.

C’est ainsi que les hommes, freinés dans leur galopante progression et pour mieux se protéger de l’intrus, se regardent désormais en chiens de faïence, se considérant les uns les autres comme des pestiférés en puissance.

La nature aurait-elle donc décidé de nous donner un sérieux avertissement ? Ce covid-19, comme disent les hommes, venu nous dit-on d’un animal sauvage, ne serait-il pas un signal de dame nature à l’encontre de l’inconséquence humaine ?

Demain ne sera assurément plus comme hier, n’est-ce pas une belle opportunité que notre planète nous offre : nous remettre en question pour mieux durer ?

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