11 mai: le jour d’après

Maintenant qu’un cap est donné, nous allons devoir réapprendre à « marcher ». Non pas comme nous étions communément habitués à le faire, mais autrement, selon d’autres règles, d’autres orientations, d’autres mentalités, en vérité vers une autre vie.

Tout d’abord, faute de vaccin, pendant de longues semaines, voire de longs mois, nous allons vivre en nous protégeant des assauts de ce virus qui empêche le monde de tourner rond alors que nous pensions celui-ci à l’abri d’une telle fragilité. Il semble que nous nous soyons abusés sur le bien-fondé de nos certitudes.

Subitement notre santé s’est révélée à nous, elle est devenue notre obsession, tout comme la mort ne s’est plus cachée elle s’est même mise à nous fréquenter d’un peu trop près. Pour sauver notre peau, le « quoiqu’il en coûte » a jeté aux orties tous les principes qui nous corsetaient en une profession de foi universelle à seule fin de rendre gorge à une économie qui ne fait plus la loi !

Avec désormais cette épée de Damoclès qui rôde au-dessus de notre santé, nous allons entamer une très longue convalescence, non  pas pour retrouver nos vieilles habitudes d’hier, mais en s’attachant à atteindre un nouvel équilibre entre l’essentiel et le superflu.

Ne nous leurrons pas, comme nous comptons nos morts aujourd’hui, demain, nous allons nous remettre à compter nos sous, car si l’économie est mise momentanément sous le boisseau de l’urgence sanitaire, les nombreux  milliards distribués ne sont qu’une lourde hypothèque sur notre avenir.

La désindustrialisation obéissant à la tyrannie du moins-disant nous a fait toucher, à nos dépens, la réalité d’un monde impitoyable. Soupçonnée d’avoir minimisé le fléau naissant à seule fin de ne pas altérer son image idéologique et économique, la Chine a provoqué un séisme mondial en ne maîtrisant pas, quand cela  était encore possible, l’épidémie du coronavirus. Et dans un maléfique retournement des événements, c’est vers le pays d’où vient notre malheur, que notre dépendance nous ramène en lui achetant les masques qui nous manquent pour nous protéger de cette même épidémie.

Les scories du monde actuel sont apparues au grand jour, des corrections s’imposent sous peine de récidive. Une Union Européenne à solidariser, la santé à prioriser, l’économie à humaniser, une mondialisation à réguler, une planète à protéger, des circuits courts à dynamiser et… la Chine à ne plus être la variable d’ajustement de nos économies occidentales. Un bien délicat catalogue, mais n’est-ce pas le prix à payer pour ne plus avoir à perdre notre liberté dans un confinement paralysant ?

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