Une heure pour refaire le monde

Selon la bonne habitude de l’entre-soi médiatico-politique, l’intervention à l’Assemblée nationale d’Edouard Philippe n’avait pas eu lieu que déjà d’avides observateurs  dispensaient doctement leurs analyses sur celle-ci quitte à oser en dénoncer les contradictions une fois connu le contenu du discours.

C’est ainsi que le Premier ministre, dont peu de candidats voudraient prendre sa place actuellement,  s’est tout bonnement imposé de refaire le monde en heure, (le temps de son discours) en détaillant le prochain déconfinement.

Déconfiner dans une période épidémique active, au-delà d’une forme de liberté retrouvée,  c’est paradoxalement modifier en profondeur les habitudes de nombreuses vies pour imposer un nouveau quotidien sur-mesure, certes libéré, mais s’identifiant à un environnement aussi nouveau qu’inattendu.

Il est donc clair qu’aborder une telle période avec comme aiguillon la menace constante d’un virus en pleine force de l’âge, ne peut se faire qu’en imposant un grand nombre de précautions sanitaires, économiques, sociales, juridiques, sans être assuré d’avoir évité tous les pièges.

A peine le plan connu, certains déjà  dénoncent « une usine à gaz » quand d’autres se sentent oubliés. Le diable se trouvant toujours dans les détails, oser faire une liste exhaustive est pure utopie et seule l’évolution au jour le jour commandera d’opportuns ajustements.

Sortir d’un tel confinement dans des conditions aussi inédites tout en relançant la machine de la 6e puissance économique du monde gravement ralentie durant pratiquement deux mois, n’est pas chose aisée et ne peut se concevoir sans craindre d’affronter et de surmonter de nombreuses résistances.

Dans cette période résiliente, l’intérêt général doit prévaloir sur le particulier au-delà des idéologies partisanes de chacun. Ce sera donc sans écouter les contempteurs chagrins qui ont toujours un peu de mal à mettre en sourdine leurs velléités sans lesquelles ils ne seraient pas ce qu’ils sont.

C’est donc un tout autre monde auquel nous allons être conviés où toutes les bonnes volontés doivent oeuvrer pour le bien commun : En sommes-nous capables ?

Désormais nous avons le mode d’emploi rédigé par le Premier ministre pour affronter ce monde nouveau, il y va de notre volonté, de notre civisme à appliquer ses règles pour réussir. Alors plus tard, reviendra peut-être le temps, où à la terrasse d’un café, une fois celui-ci rouvert, nous pourrons à nouveau refaire le monde pour un oui pour un non dans une légèreté retrouvée.

 

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