La violence dans tous ses états

Dans un dossier sur la violence à Bordeaux, le journal Sud-Ouest dans son édition du vendredi 31 juillet dénombre pas moins de 9 actes d’agression dans le domaine public durant le seul mois de juillet, dont le dernier en date est assorti de coups de feu blessant grièvement un jeune homme de 24 ans.

Il y a peu encore, le Bordelais regardait du haut de sa bienveillante condescendance, les fusillades marseillaises, toulousaines, lyonnaises, Parisiennes et autres lieux, se dérouler selon une inévitable rançon à la misère sociale locale,  convaincu que la très bourgeoise région bordelaise avait décidément bien de la chance d’échapper à ce fléau.

Et voilà que brutalement en ce mois de juillet, la violence s’invite aussi chez nous alors que nous pensions être immunisés. Certains trouveront opportunément  une causalité à cette violence révélée par un changement de majorité à la ville de Bordeaux, faisant porter à celle-ci une responsabilité qui ne saurait lui incomber en si peu de temps de gouvernance.

Visiblement le problème est ailleurs et bien plus incrusté qu’on ne le pense dans notre société contemporaine. Quand aujourd’hui, un mot, un geste, un regard, suffisent à déclencher l’ire de quelques irascibles en mal de reconnaissance sociale, ne nous étonnons pas de voir une recrudescence de la violence après le chamboulement sociétal et économique sans précédent que nous venons de subir et dont nous ne sommes pas prêts de nous défaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :