Rentrée: la chasse au bonheur

« Il n’est pas de condition humaine, pour humble ou misérable qu’elle soit, qui n’ait quotidiennement la proposition du bonheur : pour l’atteindre, rien n’est nécessaire que soi-même »

Ainsi nous dit Jean Giono dans l’une de ses chroniques au titre évocateur «  la chasse au bonheur » écrite à la fin de sa vie.

Selon l’écrivain, le bonheur ne tiendrait qu’à nous-même, il suffirait d’y mettre un peu de bonne volonté et d’humilité pour y parvenir et ainsi sortir d’une illusoire quête vers un horizon toujours aussi distant et inaccessible.

En cette rentrée de septembre le moment est tout trouvé pour changer de méthode et vivre au mieux ce quotidien nouveau que le présent nous impose.

Plutôt que de se lamenter, se désoler de vents contraires – nous savons tous qu’ils sont nombreux en ces temps déréglés –  ne vaudrait-il pas mieux faire, contre mauvaise fortune bon cœur, que de s’épuiser à gémir notre malheur, lequel, quoi que nous pensions de lui,  nous dépasse tous à des degrés divers.

La Covid-19, désormais nous le savons, a tout changé dans nos vies en quelques mois. Tout, absolument tout de notre quotidien est impacté par ce fléau. A l’évidence, nous devons vivre avec elle et pour une durée indéterminée, autant s’en accommoder et s’en faire, sinon une amie, une compagne en bonne intelligence avec nous-même.

Comment se départir de ce paradigme anxiogène qui nous martèle avec force et pugnacité et révèle, les travers, les obscénités, les turpitudes de la nature humaine ?

Les réseaux « asociaux » et quelques médias et organes politiques opportunistes participent largement au déséquilibre du monde et comme une caisse de résonance, tambourinent à l’envi, nos contradictions, nos exigences, notre égocentrisme, nos insolences, notre immaturité face à cette adversité nouvelle. Quand nous devrions, raison gardée, maîtriser un tant soit peu ce que nous avons hérité de notre condition humaine.

Pour ne pas être en grande majorité des victimes de ce virus, n’est-ce déjà pas une part de bonheur qu’il nous faut reconnaître, à charge de prolonger celui-ci par un comportement responsable afin de pouvoir continuer à vivre quelques moments, certes différents et parfois contraignants, comme une séance de cinéma, un resto entre amis, la visite d’un musée, une promenade familiale et bien d’autres aspects de notre quotidien ?

Le bonheur ce n’est pas l’ambition d’un futur meilleur où la richesse matérielle serait le Graal absolu, le bonheur c’est aujourd’hui, c’est la santé, c’est la vie, quand bien même serait-il au prix d’un bonheur au rabais mais cependant, toujours bon à prendre.

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