Le Covid-19 et le peuple

Ce cher virus, avec l’adjectif qui lui est associé, lequel se trouve être on ne peut plus le bienvenu pour le « grand attachement » qu’il manifeste à la nature humaine et le coût induit pour s’y soustraire, ce cher virus donc, est bien parti pour nous déranger quelques temps encore sans trop savoir jusqu’à quand.

L’erreur à ne pas faire et qui cependant pointe en filigrane d’une manière implicite, serait d’une part de s’affranchir des mesures élémentaires de protection ou « gestes barrières » par lassitude ou considérations liberticides et, bien plus préoccupant encore, penser que le virus c’est les autres.

Dans l’absolu, l’Hermite du fait qu’il s’est retiré de la communauté des humains ne prend aucun risque à être contaminé. Le danger, notre danger, réside dans la multiplication des contacts dans le quotidien de chacun, et ceux-ci sont nombreux et bien souvent incontournables. Il s’agit donc d’intégrer la notion de protection des autres et de nous-même pour le temps où les chercheurs n’ont pas trouvé le vaccin qui nous immunise et nous met à l’abri.

Alors, plutôt que d’attendre que d’évidentes précautions nous soient imposées et nous mettent de mauvaise humeur, pratiquons l’anticipation plutôt que l’injonction. Cessons de compter sur une illusoire providence qui viendrait nous assister sans que, de surcroît nous l’ayons demandé : prenons-nous en main !

C’est bien là le mal français, attendre tout de l’Etat et des instances dirigeantes alors que le monde est largement imparfait et les hommes perfectibles. L’exemple Italien qui, il y a peu encore, présentait un bilan peu enviable est éloquent. 

Ces mêmes Italiens, forts des difficultés rencontrées, se sont responsabilisés, chacun individuellement dans la conduite à tenir pour aujourd’hui être l’un des pays dont la deuxième vague est insignifiante sinon inexistante. Est-ce des dispositions prises par leur gouvernement différentes d’ailleurs pays ? Non ! Seulement une discipline individuelle au bénéfice de la collectivité pour un peuple qui « serait » réputé pour être « instable » et en proie à une économie souterraine paralysante.

C’est donc en passant par une démarche individuelle qu’est notre salut collectif, et non par des atermoiements répétés sur telle décision qui serait privative de liberté ou d’avis d’experts autoproclamés et se contredisants, le tout sur le dos d’une population qui ne sait plus que penser de la situation et d’elle-même.

Plus tard, quand l’épidémie ne sera plus qu’un mauvais souvenir, il sera alors temps de reconsidérer la pertinence des actions engagées par nos dirigeants, mais alors, dans un climat apaisé et dans la modération de jugements riches d’un vécu, ce qui manquent cruellement aujourd’hui à notre pays. Car, après tout, l’intrus et l’adversaire aujourd’hui, ne nous y trompons pas, demeure bien le Covid-19 !

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