Trump 2020: Bis repetita ou bye bye ?

Enfin nous allons savoir. Ce 3eme jour du mois, soit selon une loi fédérale de 1845 « le mardi suivant le premier lundi du mois de novembre », va se décider qui de Donald Trump ou de Joe Biden sera le prochain président des Etats-Unis d’Amérique.

Après ces quatre dernières années où le continent Nord-Américain a paru s’éloigner insidieusement de la vieille Europe, nous demeurons toujours comme aimantés par un atavisme que l’on ne saurait ignorer à l’égard de la fille de l’Europe.

Pour cette Amérique qui a tant payé de sa personne à deux reprises au cours du vingtième siècle pour sauvegarder notre liberté, cette Amérique-là ne peut nous devenir indifférente. Trop d’histoire, trop de luttes, trop d’intimité, trop d’intérêts communs, nous lient à elle pour s’en désintéresser alors qu’aujourd’hui un vilain petit canard est venu interférer et troubler notre amitié, espérons-le, l’espace d’un instant.

Malgré ces temps difficiles, il ne se passe pas un seul jour où notre regard se tourne vers cette Amérique pour en humer son quotidien, avec ses soubresauts, ses douleurs, mais aussi ses extravagances qui nous distraient tant. Avec elle, nous étions sur la lune, pour elle nous avons pleuré ses deux tours jumelles, d’elle nous avons toujours les yeux de Chimène. Même si, au détour de notre complicité, nous en connaissons ses travers, son impérialisme, sa violence, mais aussi sa générosité jamais dénuée d’intérêt : « business is business ! »

Alors que les sondages donnent Joe Biden gagnant, nous retiendrons cependant précautionneusement notre souffle avant le verdict, la particularité du système électoral des Etats-Unis peut réserver au dernier moment une surprise, à l’image du lapin sortant du chapeau.

Bien qu’il ne faille pas trop espérer d’une présidence Joe Biden, dont on peut penser qu’elle ne sera qu’un intermède apaisant, au moins pouvons-nous compter  sur une remise dans le bon ordre des affaires du monde, avec de relations internationales normalisées sans avoir à passer par une communication « tweetosphérique » nerveuse et vindicative. Que les Américains eux-mêmes, retrouvent aussi l’honneur d’une grande nation, autrement qu’au travers les gesticulations clownesques de leur président.

Toutefois, s’il fallait déceler un seul point positif au passage de l’ouragan Trump, c’est bien de nous avoir ouvert les yeux en disant tout haut ce que la bienséance n’osait trop avouer par le passé. Une Amérique souhaitant peu à peu se désengager notamment de son bouclier protecteur sur l’Europe, poussant celle-ci de facto à prendre ses responsabilités pour son devenir et sa sécurité.

Pour notre santé morale, après avoir sensiblement bousculé le « service de porcelaine », il est souhaitable que le déroutant Donald Trump puisse jouir d’une prochaine retraite présidentielle, ce qui de fait, serait aussi un coup donné au moral des apprentis populistes de la planète en poste ou sur le point de le devenir et sans que nous ayons à constater au petit matin du 4 novembre, que le canard était (politiquement)… toujours vivant !   

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