2021: l’espoir après le malheur

Une volonté commune s’est installée en nous : conjurer le mauvais sort ! Dans l’intimité de chacun raisonne une petite musique qui nous invite à en finir avec cette maudite année 2020. Passer à une année nouvelle sera-t-il le remède miracle ? Ne nous leurrons pas, disons que nous quitterons symboliquement une année de malheur pour bondir à pieds joints dans une année d’espoir où l’on pourra peut-être reprendre le cours normal de nos vies à la faveur des nombreux vaccins qui nous sont promis.

A l’heure du bilan et au crépuscule de celle-ci, nous savons ce que nous retiendrons de l’année 2020. Pour une grande partie de la population, elle aura été synonyme de confinement, de distanciation, de masques, d’interdictions, de libertés contraintes. Un repli sur soi imposé pour mieux se protéger les uns des autres.

Dans ce surplace collectif,  l’inégalité des traitements a été manifeste. Pendant que le chômage partiel comblait pour certains le vide économique ainsi créé, d’autres, dans la dynamique de leur croissance, commerçants, restaurateurs, artisans, artistes étaient immobilisés et réduits à une insolente vacuité. Ce temps perdu ne se rattrapera pas. Pire, un lourd tribut lui sera attribué, plombant l’avenir de beaucoup d’entre eux d’un fardeau mémorable.

Année noire assurément pour les familles des morts victimes du Covid-19, des employés licenciés, des entreprises disparues et d’une multitude d’épées de Damoclès suspendues au-dessus de têtes encore en sursis dont l’avenir n’ose plus se conjuguer.

Pour les années à venir, mais aussi pour les générations futures, le « quoi qu’il en coûte » nous a fait entrer brutalement dans le monde de « l’Hyper-dette ». Le robinet à milliards ayant subitement coulé non pas en puisant dans nos richesses, mais en empruntant sur notre avenir, faisant croire faussement que le chapeau présidentiel et gouvernemental, pour franchir l’obstacle de la crise sanitaire, était devenu magique.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la froide économie est venue au secours de la santé des hommes. Même si le moment ne s’y prête pas encore, notre dette abyssale saura tôt ou tard nous rappeler son existence. Si pour certains l’année 2020 aura été, au mieux blanche, au pire noire, pour le pays tout entier elle ne sera pas neutre, elle a même dès à présent assuré sa postérité. Echaudés et instruits de cette incroyable aventure planétaire, il n’est même pas certain que nous ayons le cœur à nous souhaiter, avec la distance requise, une bonne année 2021.     

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