Gouverner en 2021…

Oui, de nos jours, gouverner c’est avoir une bonne dose de sagesse, de tolérance, de force de conviction et finalement d’inconscience pour ne pas avoir envie de partir en courant face à une adversité toujours aussi déroutante, celle-ci ne cessant de nourrir le mouvement perpétuel du quotidien de son lot de contradictions et de polémiques tendancieuses dans laquelle la bêtise humaine sait se vautrer avec délectation.

Dans le registre, il y a les vieux routiers de la vie publique pour lesquels rien ne saurait les ébranler tant leur capacité d’adaptation est grande et à la hauteur de leurs propres vices en conformité totale avec eux-mêmes, l’esquive étant le premier de leur art. Ce comportement peut s’apparenter à une forme de stratégie quand ce n’est que le bon usage d’une basse opportunité rompue aux lois de la sacro-sainte expérience.

Autre catégorie, la relève, naturellement en quête d’expérience, d’un genre perfectible, où l’initiative intrinsèque prévaut au calcul du billard à trois bandes et qui s’expose aux risques inhérents à la fonction de toute action publique. Cette catégorie, sur laquelle l’avenir compte, tente aujourd’hui de contenir comme elle peut les incessantes attaques dont elle est la cible sans trop se prendre les pieds dans le tapis.

C’est ainsi qu’après les masques, l’hydroxychloroquine, les tests, les EHPAD, les fermetures des lieux non essentiels, c’est au tour de la campagne de vaccination de venir entretenir la polémique. Alors que la France, comme l’Europe et le reste du monde, connaît une période exceptionnellement difficile, où la communauté humaine devrait s’unir au-delà des divergences partisanes, une faune médiatique profite de cette séquence pour pousser ses pions au détriment de l’intérêt du pays. Les comparaisons souvent fallacieuses semblent être le jeu favori des protagonistes. Sans tenir compte des spécificités de notre nation et quand bien même tout ne serait pas parfait, on oppose la précipitation de certains pays à vacciner à la lenteur française sans prendre soin d’analyser les raisons possibles à cette situation, dont notamment le système administratif, le principe de précaution, le peu d’engouement manifestait par la population à se faire vacciner, le risque juridique encouru par les gouvernants, tous ces aspects ne sont pas étrangers à ce décalage déclaré souvent péremptoirement comme un coupable déclassement de notre communauté. Face à cette cacophonie d’où émerge un écho insistant à voir démarrer au plus vite la campagne de vaccination, d’autres dans le même temps s’interrogent et hésitent à se faire vacciner, parfois d’ailleurs ce sont les mêmes qui, hier encore se désolaient de la lenteur française… 

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