« Nous Paysans » une ode à nos racines

« Nous avons tous dans nos familles un parent qui a été paysan » Ainsi débute le documentaire de France Télévisions diffusé sur France 2 et dont le succès d’audience n’a fait que conforter l’attachement que les Français ont avec ce monde discret qui les nourrit et leur appartient au plus profond de leurs racines.

Ce monde paysan qui est sorti de l’ombre à la faveur de la crise sanitaire et du sévère confinement du printemps 2020 au même titre que quelques autres métiers jusqu’alors invisibles. Pendant que les routes économiques étaient en partie coupées avec l’extérieur du pays, la production agricole française a assumé sans faiblesse son rôle nourricier, confirmant s’il en était besoin notre indépendance alimentaire et la qualité reconnue de ses produits.

Et pourtant, le paysan français n’aurait-il pas quelques bonnes raisons de se plaindre du traitement que lui infligent un système contestable et une grande distribution omniprésente et despotique quand la seule valeur qui compte, se résume à considérer le prix le plus bas de son travail ?

Pendant que quelques-uns d’entre eux subsistent difficilement quand ils ne sont pas obligés de vendre à perte le fruit de leur travail, d’autres sont mis en faillite ou pire, se suicident.

L’exploitant d’aujourd’hui est poussé dans un cercle infernal et se doit d’atteindre une rentabilité toujours plus optimale pour rendre économiquement attractive sa production. Il est donc contraint d’investir toujours plus dans du matériel coûteux sans être certain d’obtenir l’équilibre financier, car fragilisé aux moindres accidents climatiques, sanitaires, tout en étant à la merci des prix du marché.

Bien difficile destin que d’être pris sans cesse entre le marteau et l’enclume d’un système qui favorise exagérément l’intermédiaire et dévalorise le producteur qu’il est, alors que sans lui rien n’est possible.

Heureusement, le monde paysan change et s’organise opportunément, la production bio donne de nouvelles perspectives et les circuits courts fleurissent dans nos régions et offrent la possibilité à celui-ci de s’émanciper commercialement tout en se dégageant en partie des chaînes qui le tenaient trop exclusivement dépendant d’une grande distribution exigeante et gourmande, le réduisant trop souvent au rang d’esclave moderne.

Peut-être que, crise sanitaire oblige, celle-ci aura aidé à nous sensibiliser pour mieux respecter une filière agricole fragilisée par la modernité alors qu’elle demeure toujours en ce début de siècle un fleuron de notre économie issue d’un héritage qui nous est à tous commun.

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