Une démocratie représentative malmenée

La condamnation de Nicolas Sarkozy n’arrange pas les affaires de l’élu lambda qui se voit une fois de plus placé dans le nauséabond panier des : « tous pourris ! ». Sans attendre l’appel du justiciable et un nouveau procès en perspective, les contempteurs de l’ancien président ont déjà définitivement poussé celui-ci dans la fosse des « grands brûlés de la République » lesquels, accusés pour avoir abusivement fait usage des pouvoirs qui leurs étaient conférés. La liste est longue de ces hommes qui ont profité du pot de confiture et même si parfois la justice a été indulgente à leur égard, l’heure n’est plus à la mansuétude depuis que celle-ci s’est affranchie quelque peu du pouvoir politique.

Pourtant, bien que les affaires politiques et les malversations qui s’y rattachent sont désormais terriblement médiatisées et qu’un simple soupçon vaut bien souvent condamnation, la notion de « présumé innocent » est un pare-choc bienséant qui n’a jamais beaucoup protégé.

Notre démocratie, bâtie sur la représentativité du peuple par des élus, ne reconnaît plus en ces derniers la légitimité qu’ils sont en droit d’attendre de leur élection. Pour quelques individus qui se sont mal comportés en galvaudant la confiance que le citoyen avait mis en eux, c’est toute la famille des élus de France et de Navarre qu’il est mis à l’index chaque fois qu’une affaire éclabousse l’un d’eux. Ne nous abandonnons pas dans un amalgame simpliste et analysons sainement les faits en rappelant le très populaire adage : « l’arbre qui cache la forêt ! ». Il ne faut surtout pas remettre en cause, le dévouement, la disponibilité, la pugnacité, le sacrifice de milliers d’hommes et de femmes qui composent cette forêt et sont viscéralement attachés à la chose publique. Je pense aux maires, aux équipes municipales, notamment celles des petites communes, qui assument contre vents et marées souvent avec de petits moyens leur mission à l’égard de leurs administrés sans bien souvent recevoir en retour une reconnaissance à la hauteur de leur engagement.

Par voie de conséquence, devant les nombreuses affaires à résonance politique, la démocratie participative s’est inscrite, selon quelques « savants progressistes », comme une réponse imparable à la démocratie représentative, la panacée aux turpitudes de l’individu face à la communauté des hommes. Vaste utopie que de penser que 66 millions d’avis différents sauraient mener à bien les affaires d’un pays ? Pas plus que dans l’histoire du monde, il n’y a pas une époque où une communauté n’ait remis son avenir autrement qu’entre les mains d’une équipe qui synthétise le besoin de tous, à part peut-être aux temps préhistoriques mais là : c’est une autre histoire et l’homme n’était pas encore très bien organisé !  

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